« Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre. » Johann Wolfgang von Goethe

Avec toute cette hypocrisie, j’arrive à remettre en question la sincérité des autres, et encore plus grave, celle de mes proches. Je continue de me détruire. Pas par la tristesse de l’avoir perdu, mais par cette sorte d’appréhension et de dégoût. J’appréhende vraiment le futur, ce futur que je vais devoir reconstuire. J’ai du mal à encaisser cette trahison, et à cause de ça, je suis entrain de perdre toute confiance en moi. Il me dégoûte. Tous nos projets sont vides de sens. Mais quels projets ? Il n’y a plus rien, tout ça a disparu. Je n’ai plus de futur, plus aucuns projets. Et par dessus tout ça, je perds tout ce que j’avais gagné auparavant; à commencer par la confiance que je pouvais donner aux gens, et surtout, celle que j’avais en moi. C’est fou comme tout peut basculer en si peu de temps, en si peu de choses. Je referai surface. Je le sais. Je le sens. Mais là je n’ai pas la force. Je n’ai plus cette force. Un proverbe arabe dit « C’est de la confiance que naît la trahison. » Je suis d’accord. A partir de maintenant, je ne donnerai plus cette confiance, plus aussi facilement qu’antérieurement. On dit que ce sont des déceptions que naissent les leçons, j’en suis sûre aujourd’hui. Tout ceci est difficile à surmonter. Une chose est certaine, cette histoire m’aura faite grandir. C’est avec ces déceptions que l’expérience s’acquiert. J’espère.

« L’amour n’efface rien, ne retranche rien, ne tue rien, il dissimule, l’amour est un hypocrite voilà tout. » Jean Basile

Je n’ai pas trop le moral en ce moment, je ne sais pas si c’est en rapport avec ce qui s’est passé hier, mais je me sens rongée et détruite de l’intérieur. J’ai beau me dire qu’il faut que je l’oublie, qu’il faut que j’arrête d’y penser, mais rien n’y fait, je n’y arrive pas. J’ai comme un besoin inexplicable et continuel d’en parler, d’y penser, comme pour le sentir présent en moi. Je regrette de m’être acharnée pendant huit mois. Je regrette, mais au fond, je ne veux pas oublier ce temps révolu, je ne peux pas, je n’y arrive pas. Je ne trouve même pas d’explication fiable, aucune raison ne me vient à l’esprit pour expliquer tout ça. Je l’ai aimé, à ça oui. Mais maintenant, qu’est-ce ? De l’amour haineux, de l’amour malsain ? Bouddha a écrit « Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l’amour. » Voilà la clé, tourner la page. Mais c’est étonnant, après toute cette histoire, je n’en ai pas envie, je ne m’en sens pas capable. Si je me trompais encore une fois ? Ce futur me fait vraiment peur, j’ai peur de ne plus arriver à aimer comme avant, j’ai peur de ne plus pouvoir aimer comme je l’ai aimé. Je ne voyais qu’en lui, je lui aurait tout donné, à croire que l’amour rend aveugle. Et d’abord, réapprendre à aimer dans quel but ? Dans le but de me détruire à nouveau ? De me détruire comme je suis entrain de me détruire ? Pour finir, William Shakespeare a écrit « Si quelqu’un n’est plus ton ami, c’est qu’il ne l’a jamais été. » Voilà se qui me fais le plus de mal, je m’étais voilée la face, j’avais tout idéalisé à ma façon, et ça sans m’apercevoir de la réalité, sans m’apercevoir qu’avant de l’aimer, nous n’avions jamais été ami, pas réellement du moins. Je lui ai confié ma vie, il m’a confié la sienne. Et après ? Rien.

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